Thomer-la-Sôgne. Ce village discret de l’Eure, quelques centaines d’habitants, des chemins bordés de haies et des maisons à colombages qui se fondent dans le vert normand. C’est là qu’Évelyne Dhéliat, figure emblématique de la météo sur TF1, a posé ses valises pendant des années, loin des studios et des caméras.
La maison normande d’Évelyne Dhéliat : architecture et art de vivre à Thomer-la-Sôgne
La demeure à colombages qu’Évelyne Dhéliat partageait avec son mari Philippe Maraninchi ne ressemblait à aucune résidence de star. Achetée alors que le couple était encore jeune, cette propriété typique du bocage normand fonctionnait avant tout comme un repaire familial. Pas une vitrine. Un foyer.
À l’intérieur, le décor racontait une histoire sans artifices : meubles en bois sombre, grande cheminée en pierre, objets chinés au fil des brocantes, photos de famille posées sans mise en scène. Évelyne Dhéliat confiait d’ailleurs à Côté Maison sa façon bien personnelle de chiner : « Mon plaisir, c’est de trouver un objet qui me plaît et soit d’un coût raisonnable. Ma règle : avoir le flash à la seconde ! » Une philosophie d’intérieur qu’on retrouve dans chaque coin de cette maison.
Autour de la bâtisse, un jardin verdoyant complétait le tableau. Chiens, chat tigré, jardinières d’herbes aromatiques : la propriété avait une vie propre, organique, qu’aucun magazine de décoration n’aurait pu vraiment mettre en scène. Ce qui faisait son charme, c’était précisément ça.
Les caractéristiques qui définissaient cette demeure normande :
- Façade à colombages traditionnels, typique de l’architecture de l’Eure
- Intérieur chaleureux avec cheminée, bois et objets de brocante
- Jardin arboré prolongeant l’espace de vie vers la nature
- Décoration personnelle, sans luxe ostentatoire, fondée sur les souvenirs
Cambriolage, incendie, maladie : les épreuves qui ont frappé la maison de Thomer-la-Sôgne
Cette maison n’a pas seulement abrité des week-ends paisibles. Elle a aussi traversé des moments brutaux. En 2010, un cambriolage suivi d’un incendie ravage une partie de la propriété. Paris Match relatait alors : « Les gendarmes interpellent quatre jeunes du secteur. Mais il est trop tard, une vie entière de souvenirs est partie en fumée. » Des photos, des objets personnels, des traces irremplaçables d’une vie commune : tout ça, disparu.
La chronologie des épreuves personnelles d’Évelyne Dhéliat dans cette période :
- 2010 : cambriolage puis incendie de la maison normande, perte de nombreux souvenirs familiaux
- 2011 : diagnostic d’un cancer du sein, dont elle guérira
- 2014 : Philippe Maraninchi victime d’un AVC, hospitalisé à l’hôpital Sainte-Anne à Paris
Philippe Maraninchi s’éteint le 11 avril 2017, après des décennies aux côtés d’Évelyne. Une amie proche confiait à Closer : « Philippe, c’était son roi, son pilier, plus âgé qu’elle d’une dizaine d’années. Avec lui, elle avait eu sa fille à 21 ans. » La maison de Thomer-la-Sôgne portait aussi ce deuil-là.
Évelyne Dhéliat et la Normandie : un attachement qui dépasse les murs
Depuis la disparition de Philippe Maraninchi, Évelyne Dhéliat reste discrète sur ce que la maison normande est devenue. Elle vit principalement en région parisienne. Mais son goût pour les intérieurs habités, les orchidées, les aromates cultivés sur un rebord de fenêtre : tout ça persiste.
Ce que cette maison à colombages révèle d’elle :
- Un rapport aux objets fondé sur l’émotion plutôt que la valeur marchande
- Une préférence pour les espaces intimes, loin de toute mise en scène
- Un attachement profond aux lieux chargés de mémoire familiale
- Une sensibilité à la nature normande, aux jardins et à la vie animale
À 77 ans, Évelyne Dhéliat reste une des présentatrices les plus appréciées du public français. Dans Télé 7 Jours, elle répondait avec une honnêteté désarmante sur son éventuel départ de TF1 : « Ça ne dépend pas que de moi, mais de la chaîne et des téléspectateurs. » Franchement, cette modestie-là colle parfaitement avec l’image de la maison de Thomer-la-Sôgne : sobre, vraie, et infiniment humaine. Si vous vous intéressez à l’architecture normande traditionnelle, ce type de demeure à colombages de l’Eure mérite vraiment le détour, au-delà de la célébrité qui l’habitait.





