François Morel a 66 ans et collectionne les succès. Nommé aux Molières dans la catégorie comédien et metteur en scène pour la pièce ART, il reste indissociable du rôle qui l’a révélé au immense public : la série Les Deschiens sur Canal+, dès 1993. Mais loin des planches et des plateaux, il a bâti, au sens propre, son sanctuaire personnel au large du Morbihan.
L’île d’Arz, le territoire secret de François Morel en Bretagne
Natif de Normandie, François Morel a pourtant jeté l’ancre en Bretagne. C’est sur l’île d’Arz, en plein golfe du Morbihan, qu’il a acquis un terrain en 2010 pour y faire construire sa maison. Ce n’est pas le fruit du hasard. Il confie au Télégramme y passer des vacances depuis de longues années, avoir visité une propriété à vendre sur l’île sans que sa famille en soit convaincue, avant de trouver enfin l’endroit idéal.
C’est avec son complice de longue date, Olivier Saladin, que germe l’amour de ce coin de Bretagne. Les deux hommes sillonnaient le golfe en canot pneumatique, naviguant entre l’Île-aux-Moines et l’île d’Arz. Ces escapades marines ont planté une graine durable. L’île mesure moins de 3 kilomètres dans sa plus grande longueur et n’accueille qu’environ 250 habitants à l’année. Morel y est une figure connue, appréciée. Les insulaires le disent franchement : quand il passe par là, c’est toujours un plaisir partagé.
Ce qui l’a décidé à investir ici ? Sa propre réponse est limpide : trouver sérénité et tranquillité. Pas d’ambiguïté dans ce choix.
- Une île de moins de 3 kilomètres de superficie
- Environ 250 résidents permanents
- Un accès uniquement par bateau depuis Vannes ou Séné
- Une découverte partagée avec Olivier Saladin en canot pneumatique
Un golfe du Morbihan pour façonner, lire et souffler
Morel le répète volontiers à Télérama : il a besoin de silence pour fonctionner. Sa maison du golfe du Morbihan n’est pas une résidence de prestige exposée en une de magazine. C’est un outil. Un endroit où se poser loin de l’agitation parisienne, où lire les livres accumulés pendant les tournées, où laisser les idées décanter. Il y passe une bonne partie de l’année, régulièrement, méthodiquement.
- Se couper du rythme parisien pour retrouver de la disponibilité mentale
- Rattraper ses lectures mises en attente pendant les périodes de travail intense
- Nourrir son mécanisme de création dans un environnement épuré
La Normandie, première inspiration d’un artiste ancré dans ses racines
L’île d’Arz n’efface pas la Normandie. Morel parle du Mont-Cerisy, dans la Manche, avec une intensité particulière. Ce site isolé, enveloppé de végétation dense, incarne selon lui l’essence même de la région.
- Les ciels changeants qui passent du gris au soleil en quelques heures
- Les chemins creux bordés de bocages épais
- Les rivières discrètes et les sous-bois généreux en champignons
- Une douceur de vivre qui nourrit l’écriture et la réflexion
Franchement, quand un artiste de ce calibre décrit la Normandie comme une terre de contrastes et de douceur, on comprend mieux pourquoi ses textes sonnent aussi juste. Ce n’est pas un décor, c’est une matière première.



